A vous monsieur
dont l'enfant bouge au creux de moi,
vous à qui mon coeur disait "Je t'aime"...
Vous à qui je me suis donnée..Oh!...
Comme l'on se donne, comme l'on s'offre,
un matin de printemps lorsque la rosée
baigne les vallées et les collines
encore pleines de sommeil.
Vous m'avez prise,...oui...
J'ai senti votre force brûlante
au sein de mes velours,
votre feu a consumé mon corps
abandonné dans le tourbillon
de son amour pour vous.
Cet amour si grand ,si fort
qu'il en a vaincu les principes
auxquels il se destinait,
et les montagnes des outrages, des injures
de son horizon futur.
Mais ils n'était pour vous qu'un corps,
un de ces fruits trouvé,...un objet.
Que l'on apprécie pour le plaisir
qu'apporte sa découverte.
Qui a la saveur sucrée du miel
et l'odeur ennivrante du bon vin.
Vous y avez abreuvé la soif de votre désir,
le besoin dévastateur de votre plaisir...
Puis,... votre soif étanchée,
vous vous en êtes allé,
vous m'avez dédaignée,rejetée...
Je suis restée ...seule...ou presque.
Vous oublier aurait été plus facile
si votre présence ne m'habitait pas.
Mais vous restez malgré tout ...
...Je suis nue et j'ai froid de vous.
J'aurai aimé vous faire partager
cette flamme qui s'abrite en moi,
qui occupe mes entrailles...qui vie.
Chaque jour, mes flancs éclatent,
mes collines s'arrondissent ,
mes seins se gonfflent de sève,
ma chair tressaille à chaque instant
et se dessine doucement .
Mais elle crie ,elle hurle
elle est en plein délire.
Pourquoi vous ai-je rencontré?
Pourquoi vous ai-je aimé?
Mais comme je l'aime cet enfant .
Comme je vous aime encore pourtant.
Malgré le mal que vous m'avez fait
malgré votre lacheté aussi
D'aimer sans amour;
vous qui ne connaissez que le mépris
de celles qui vous ont aimé.
Elles n'avaient qu'à prévoir après tout.
Comme c'est facile!...
Comme tout est simple ainsi!...
Vous aimez trop votre plaisir
pour vous souciez de leur respect.
Oh, je ne vous demande rien
aucune aide, aucune pitié.
Car je serai assez forte bientôt,
pour renaître,et, sans vous surtout
en donnant moi même la vie .
Cette vie que je sens , que je touche
et dont je ne peux manquer le rendez-vous.
Adieu monsieur vous êtes l'image d'un passé
et demain s'ouvre devant nous...
Nathgrim le 7 Novembre 1982
Ce poème ne me concerne en rien,
J'avais 19 ans, je me suis imaginée à cette époque dans la peau d'une personne vivant une telle situation...
Je l'ai offert à une personne de mon entourage ayant vécu cela, elle en était émue et se demandait comment j'avais peu le ressentir ainsi, c'était exactement les sentiments qu'elle avait éprouvés...
Je me suis toujours comportée ainsi: "Et si moi je... comment le vivrais-je?
Je me retrouvais alors dans un état second, fiévreux au point de vivre la situation.
C'est douloureux parfois,mais d'une douleur positive qui grandit....+
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